29 novembre 2011
hop hop hop
Je déménage ici : http://golden-and-wild.blogspot.com/
16 juillet 2011
Effets secondaires, mademoiselle.
Ca fait un boucan terrible, de chercher à s'aimer. Il nous faudrait bien retrouver un début quelque part. Je claque les portes jusqu'à la migraine, je cours, quitte des bars, des fêtes, des questions et des jardins, le printemps aussi. J'ai besoin de reformer ma peau, refermer les portes. Voir de la Vie. Je sais ce que tu penses de ça. Tous ces mouvements des autres. "Mais si tu regardes tellement, c'est que ça te manque", tu murmures. Je ne peux pas t'expliquer ailleurs qu'ici, en l'écrivant, que mon corps est devenu une enveloppe malhabile et muette. L'accumulation des petites fins du monde fait que je ne sais plus oublier la peur de me faire mal encore. Pour l'instant, je t'écris un jour, qu'on m'oublie, afin que je me fonde doucement dans le futur. Alors je ne sais pas si décortiquer toutes les nuits des battements de coeur et de cils est un pas vers la vie, je ne crois pas. Mais tu as raison dans un sens, ces images me réconfortent parce que, même en simple spectatrice, je retrouve mon alphabet, mais c'est une souffrance d'amoureuse exilée. Tu as raison, et je voudrais que tu ne cesses jamais, oh non jamais, de me tendre les bras, de m'attraper comme si l'orage allait tomber et m'écraser -une grosse pierre du ciel-, ton coeur dans ta poitrine faisant un mur au mien.
30 juin 2011
This is June / que mon coeur se fasse dévorer.


28 juin 2011
J'attends l'orage sans bouger, que mon coeur se fasse dévorer.
Je le reconnais sans le reconnaitre. Je suis sans doute aussi gamine et éclatante, mêmes cheveux clairs et mêmes tâches de rousseur. Il a toujours son regard gris mais il y a autre chose, sur son visage, il y a quelque chose que je ne connais pas encore et que je dévore littéralement. On sursaute d'étonnement puis de timidité, avant de toujours faire deux ou trois pas l'un vers l'autre. On dirait des gamins qui n'ont jamais embrassé personne, il y a de quoi perdre la parole. Et nos mains. Ce sont des mains qui ne sont pas touchées depuis un siècle, des mains fébriles et un peu moites. On va machinalement s'assoeir au même endroit qu'autrefois, dans le coin, près de l'escalier, comme si rien n'avait changé.
15 juin 2011
s'enfuir loin du monde pour quelques nuits

de l'air de l'air de l'air
11 juin 2011
We're paying with love tonight.
Ce matin j’ai marché longtemps avec Cerise, et puis on s’est arrêtées toutes les deux pour un chocolat chaud dans une minuscule rue pavée. Grande, petite ; soeurs. Il n’y avait qu’elle et moi, et l’odeur rassurante des endroits hors du monde les jours de pluie. Je la regardais se brûler les lèvres et j’ai juste pensé à ses huit ans. Huit ans comme quand tu as cessé de faire partie de nos danses, nos petites fins du monde et nos matins. Je me souviens d’un jour, très petite, où Cerise m’avait demandé est-ce que d’autres enfants vont mourir ? je n’avais pas pu répondre. Aujourd’hui je lui ai dit, je lui ai dit comme c’est beau d’avoir huit ans, de perdre au Monopoly, de danser dans la cuisine en glissant sur le carrelage avec ses chaussettes, de lire des livres sous la couette en pensant que personne ne le sait, d’avoir une boite à secrets et des peurs d’enfant. Je lui ai dit comme la vie peut parfois vous bousculer très fort mais qu’il suffit de se rappeler nos huit ans et tout reprend tout à coup sa place. Je lui ai murmuré qu’avoir huit ans, chez nous, c’est être plus fort que le monde, et que non, oh non, plus personne ne va mourir.
08 juin 2011
Wednesday's list.




05 juin 2011
Polaroid notes.
J’avais emmené deux nouveaux livres, ce soir. C’est un rituel, quand je m’occupe de Brune et Isaure. Je vois Brune frétiller derrière la fenêtre, je sonne à la porte. Elle ne dit jamais bonjour, elle commence tout de suite à me raconter le cours de danse, les nouveaux draps, l’escapade à la mer du Nord. Je m’assieds par terre, pour être à sa hauteur et sentir ses mouvements découper l’air de manière déconcertante. Isaure joue avec mes cheveux, mes boucles d’oreille, mes cils. Les parents claquent la porte et nous laissons le temps s’étirer. Et inévitablement, toujours à l’instant où je pose Isaure dans son berceau, Brune me demande si j’ai tenu ma promesse. Ce soir j’avais emmené Le chat d’Elsa et Moi j’aime pas comme je suis. Je n’achète pas mes livres pour Brune, mais je pense toujours à elle dans les rayons de Filigranes en feuilletant les pages. Je me demande à quel moment elle éclatera de rire, à quel moment elle me demandera de relire la page et je sentirai alors qu’elle se blottit vraiment dans les mots, qu’elle les vit quand je raconte. J’ai raconté les deux livres sans m’arrêter, c’est la règle. Je vais jusqu’à la dernière page du livre, même si les respirations de Brune me bercent à mon tour, même si elle a fermé les paupières. Et puis j’éteins la veilleuse, et je pense à mes promesses de la semaine prochaine. Je pense à Brune, la précieuse.
02 juin 2011
Danses enfantines.



01 juin 2011
Et du ciel trop grand.
Merci. Pour les corps qui s’esquivent, les trésors dans les poches de Lou le mercredi, tes "ne soyons pas d'ici, surtout", les mots jetés froissés caressés sur les feuilles volantes, nos colères quotidiennes, mon cœur secoué quand tu m’appelles petite, ces morceaux de murs comme autant d’évasions ratées, cette furieuse envie d’échapper à l’âge adulte tout à coup. Soyons les enfants des mots, des passions qui tiennent chaud.
